Le Grison Martin Candinas, conseiller aux États et membre du PDC, fait pression sur le Conseil fédéral pour obtenir l’expansion de l’Internet à haut débit dans son canton ainsi que dans d’autres régions rurales de Suisse dans les meilleurs délais. Il semblerait que ce soit le bon moment: en 2017, la concession de service universel octroyée à Swisscom en 2008 vient à expiration. Le nouvel appel d’offres invite à modifier les exigences minimales y relatives. Conformément à l’ordonnance actuelle sur les services de télécommunication, Swisscom doit assurer un débit minimum de 2 mégaoctets par seconde, sauf si la connexion ne le permet pas pour des «raisons techniques ou économiques». L’Office fédéral de la communication vise un débit minimum de 3 mégaoctets à compter de 2018. De loin pas assez, selon Martin Candinas. Ce débit ne correspond plus du tout à la réalité technologique ni à la demande. En ville, il existe déjà des offres avec un débit de 1000 mégaoctets. Si la Confédération ne prend pas des mesures urgentes, un énorme fossé numérique pourrait se creuser entre les centres et les régions périphériques, affirme Martin Candinas. «Il n’est pas concevable qu’un village de montagne doive financer lui-même la construction des infrastructures qui semblent tout à fait normales dans les villes.» Les écoles des régions rurales tout comme les clients privés, pour lesquels les offres de Swisscom TV ne sont pas disponibles, souffrent d’un Internet à faible débit. La situation devient particulièrement difficile pour les hôtels lorsqu’ils ne peuvent pas offrir à leurs clients un débit équivalent au standard international. Et selon Martin Candinas, l’économie locale est également grevée. Dans notre société moderne de services, l’Internet à haut débit permettrait, à long terme, de travailler de manière décentralisée, et ainsi «de réduire le flux de pendulaires».
La campagne en colère
Le fait que Swisscom réalise plus d’un milliard de francs de bénéfice, mais que les petites communes restent coupées de l’Internet à haut débit attise la colère des régions rurales, explique le membre PDC. C’est pourquoi il a soumis deux motions au Conseil fédéral dans le but de l’inciter à agir. La première vise un débit minimum de 10 mégaoctets pour l’accès à l’Internet à haut débit. La deuxième motion présente une autre approche: le Grison demande au Conseil fédéral de concevoir la possibilité d’une «définition dynamique» du débit minimum. Cela signifierait que le titulaire de la concession de service universel devrait garantir un débit minimum 100 fois inférieur au débit maximum tout au plus. Si Swisscom alimente donc les villes avec un débit de 1000 mégaoctets, cela correspondrait, selon la motion, à un débit minimum de 10 mégaoctets.
L’association openaxs, qui s’engage tout particulièrement pour l’extension du réseau de fibre optique dans les régions rurales, partage l’avis de Martin Candinas. Elle considère toutefois l’exigence d’un débit minimum de 10 mégaoctets par seconde comme insuffisante. «Sur le réseau de fibre optique, le débit standard est de 100 mégaoctets par seconde», explique le président Franz Stampfli dans son interview.
Source: Neue Zürcher Zeitung
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